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Numéros parus : N°66 Luc Bérimont
le 21/01/2016 (652 lectures)
Numéros parus

Luc Bérimont, né André Leclercq en 1915, a passé sa jeunesse à Ferrière-la Grande, au sud de Maubeuge. Ancrage territorial que résume son pseudonyme Bérimont.

Poète, passeur de mots, producteur d'émissions radiophoniques, romancier, auteur du Bois Castiau réédité cette année, Bérimont est évoqué ici dans sa vitalité lumineuse, au fil d'évocations personnelles ou d'analyses proposées par Hélène Hazera, Jacques Bertin, Carole Auroy, Luc Vidal, Jacques Vassal, Jean Vasca, Hélène Martin, Michel Aubert, Jean Dufour, Philippe Delerm et Stéphane Hirschi.

S'y adjoignent les productions graphiques de deux des enfants de Bérimont, son fils graveur sous le nom de Jules Bonome, et sa fille Élise Bérimont, avec une belle série de vidéogrammes ; et, bien sûr, des textes de Bérimont lui-même, poèmes, paroles de chansons, extraits de romans, ainsi que des photographies et un témoignage de Marie-Hélène Fraïssé, sa dernière épouse.

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Numéros parus : N°65 - Hors Série - Hommage à Jacques Landrecies
le 01/06/2015 (856 lectures)

Originaire de Fauquemberghes, où il a dû s’imprégner de la langue vernaculaire, Jacques Landrecies a été salué lors de sa disparition comme l’un des chantres de la littérature patoisante (La Voix du Nord du 24 janvier 2013).

Friand de littérature locale, il avait été initié aux arcanes de la dialectologie par son directeur de thèse (La Littérature en picard au pays minier (1897-1943) : étude linguistique et littéraire, 1994), le professeur Roger Berger. Celui-ci se souvient de lui dont il a apprécié la gentillesse, la bonne volonté, le désir permanent de bien faire, en même temps que celui de comprendre, et Jacques Landrecies avait su s’assurer son estime.

Telles sont les qualités que j’avais eu moi-même l’occasion de découvrir lorsque, voici presque une cinquantaine d’années, il était stagiaire à l’École Normale de Lille (formation des PEGC). Facétieusement, ses condisciples le surnommaient « Landru », mais il n’y voyait aucun crime et supportait cette dénomination avec humour. Devenu ensuite maître de conférences à l’Université de Lille 3, c’était l’un des collègues que je rencontrais toujours avec plaisir, et qui a assuré l’enseignement du picard avec dynamisme et compétence.

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Numéros parus : n°65 Henry Bauchau
le 01/06/2015 (889 lectures)

Entre filiation rompue et apaisement métaphysique, entre refus du nom et appropriation de l’être, l’écriture d’Henry Bauchau s’immisce et se déplie, surgit et se calme. Combien de présences et combien d’absences faut-il pour conjuguer la figure des pères et l’effacement des mères, les vides généalogiques et l’importance des femmes ? Comment découvrir et interroger ce qui de soi est enfoui, mais qui irrigue toute phrase et toute expression ?

Cette tentative d’inscription d’une Histoire partagée, fut-ce dans l’ombre d’une dictature, dans le sillon d’un écrivain, Régis Lefort l’explore dans son article, dont le titre, « l’essai sur la vie de Mao Zedong : une autobiographie de Mao », suggère déjà les doutes qui vont le parcourir. Peut-on écrire l’autobiographie d’un autre ? Probablement, en arpentant un chemin intérieur qui se dessine déjà dans la vie de Mao et qui trace ce « chiasme sonore » qui réunit l’écrivain et l’homme politique. Mais ce chiasme en génère d’autres, faisant de Mao un « rêveur » et un homme de lettres. Les échanges sont désormais possibles et Bauchau opère une « révolution » qui s’empare de son écriture. Le genre de cet « essai » en devient alors problématique. La subjectivité reconnue le fait glisser vers la fiction, l’invention des mythes ou la poésie. Deux enfances communes, deux trajets où se mêlent l’analyse historique et « l’acte d’écriture ».

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Numéros parus : n°64 La Guerre 14-18
le 08/12/2014 (1164 lectures)

En cette année 2014 qui marque le point de départ de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, il nous a semblé opportun de nous pencher à nouveau sur ce qu’ont pu apporter de singulier dans l’évocation de l’impact de ce conflit sur les hommes des auteurs originaires du Nord ou dont l’itinéraire, entre 1914 et 1918, comporte un séjour dans le Nord.

L’effarante quantité de cimetières militaires qui y ont été aménagés entre 1914 et 1918-1919 en témoigne : les terres du nord de l’Europe continentale ont été touchées de plein fouet par la Grande Guerre, à la fois lors de la période particulièrement sanglante de la guerre de mouvement – dans la mesure où elles furent d’abord le théâtre de l’avancée allemande en 1914, puis de son reflux dans le courant de l’année 1918 – et parce qu’elles furent entaillées par les lignes de tranchées matérialisant la démarcation entre les deux camps ennemis sur le front occidental lors de l’interminable phase de la guerre de position, durant laquelle, on le sait, les soldats ont combattu dans des conditions cauchemardesques.

Innombrables ont été les hommes – mais aussi, sans qu’elles aient eu à revêtir l’uniforme militaire, les femmes – mobilisés sur ce vaste territoire, en grande partie ravagé par le déroulement des combats et bouleversé, le cas échéant, par l’occupation ennemie. Multiples ont été leurs expériences, et chez ceux qui les ont narrées de façon toujours très personnelle, sur le vif ou après un temps de latence plus ou moins long, on détecte aisément l’empreinte indélébile laissée par les événements traversés dans leur vision postérieure de l’homme et du monde. Cette empreinte est le ciment de toute une génération, diverse dans ses expressions, mais qui a pour point commun d’avoir été confrontée à l’absurdité de la guerre tout en ayant l’obligation de « tenir » face à un ennemi qu’il fallait repousser coûte que coûte.

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Numéros parus : n° 63 Gérard Farasse
le 01/06/2014 (1076 lectures)

Ce nouveau numéro de nord’ est consacrée à Gérard Farasse. Nous voici donc conviés à entrer aujourd’hui dans l’œuvre de Gérard Farasse. C’est chez lui, pour ainsi dire, que nous sommes invités – et nous avons toute la journée pour circuler, très librement, dans ce qui en effet m’apparaît bien comme étant la maison de Gérard Farasse. Une œuvre ou une maison : quelle différence, au demeurant ? Allez par exemple à Rochefort, dans l’extraordinaire demeure de Pierre Loti. Vous n’y verrez pas un seul livre, mais c’est que la maison tout entière, nous explique Gérard Farasse, est faite des livres du bien-nommé Loti . Les livres sont ici des matériaux de construction. Il se trouve d’ailleurs que les livres ressemblent parfois à des briques. Et si, pour être trop fragmentaires, ces briques menacent de s’effriter, l’éditeur – quand il s’appelle José Corti – choisit alors pour les couvrir une couleur d’un vert pâli qui « rappelle le ciment».

Dieu merci, les livres de Gérard Farasse ne sont pas fragmentaires et nous allons pouvoir, je l’espère, nous y promener tranquillement, passant d’un texte à l’autre, d’un poème à l’autre, comme si l’on passait d’une pièce à l’autre. L’architecture des ouvrages de Gérard, des plus harmonieuses, aux proportions reposantes pour l’esprit, est propice à de telles flâneries. Sitôt franchi la porte de l’un quelconque de ses livres, je retrouve pour ma part cette impression de bien-être. Je me sens tout de suite à l’aise.

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Numéros parus : n° 62 Michel Butor
le 01/12/2013 (1401 lectures)

Cette livraison de nord’ est consacrée à l’imaginaire septentrional de Michel Butor. Car celui qui est sans conteste l’un de nos plus grands écrivains vivants est natif, comme on sait, de Mons-en-Barœul : on trouvera d’ailleurs dans les pages qui suivent deux poèmes où il évoque fugitivement sa ville natale, et dont l’un est inédit (« Étole pour Rosette »).

S’il a peu écrit sur le nord de la France – excepté quelques échappées en « baie de Somme » (Octogénaire, 2006) ou à la cathédrale de Laon –, on connaît son admiration pour Henri Michaux (Improvisations sur Henri Michaux, 1985) ou Paul Delvaux (Delvaux : catalogue de l’œuvre peint, 1975), ainsi que ses liens avec des créateurs belges comme Christian Dotremont (Dotremont et ses écrivures, 1978) et surtout Henri Pousseur, avec lequel il a très souvent collaboré (Votre Faust, 1962 ; Le Procès du jeune chien, 1978 ; La Vision de Namur, 1983 ; Déclaration d’orages, 1989 ; Le Sablier du phénix, 1993 ; La Cordée, 1996…). Butor a aussi beaucoup commenté les grands peintres flamands (Van Eyck, Breughel…) et hollandais (Rembrandt, Vermeer, Van Gogh, Mondrian…). Récemment, la Lamentation sur la mort d’Henri Pousseur nous ramène à Malmédy, Liège et Waterloo (L’Éloignement du prince Icare, 2009).

Mais l’imaginaire septentrional de Butor n’a pas de frontières : au-delà du « souffle des Flandres » (« Nuage », dans Gyroscope), il s’étend à l’Allemagne – Portrait de l’artiste en jeune singe (1967) est le récit autofictionnel d’un séjour en Bavière – et à la culture allemande, ses peintres (Holbein, Dürer, Ernst), ses compositeurs (Dialogue avec 33 variations de Ludwig von Beethoven sur une valse de Diabelli, 1971, sur une idée d’Henri Pousseur), ses écrivains, Goethe (Votre Faust) ou Hölderlin (L’Adède en exil, 2000). Plus au nord, voici le Danemark, abordé avec Kierkegaard (dans Répertoire I, 1960) et qui domine Gyroscope (1996), dernier volume du Génie du lieu, axé sur Elseneur.

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Numéros parus : n° 61 Dunkerque
le 01/06/2013 (1457 lectures)

Dans son dossier du printemps-été 2013, la Revue Nord voudrait donner à redécouvrir Dunkerque.
Capitale régionale de la culture pour 2013, Dunkerque s’est imposée en effet pour continuer la série inaugurée avec Calais (n°59) des numéros de nord’ consacrés à des villes de la région, à leur histoire, leur richesse culturelle, aux écrivains qui y sont nés, y ont vécu, les ont illustrées.

Dans le domaine historique, la personnalité de Jean Bart exigeait naturellement qu’on revienne sur cette figure tutélaire de la ville. C’est ce qu’a fait Patrick Villiers en joignant à son étude sur le chef d’escadre de Louis XIV, celle d’un autre marin également originaire de la côte d’opale : François Panetié.

Dans le domaine littéraire, plusieurs noms s’imposaient. Celui de l’historien (et romancier) Victor Derode (1797-1867), à qui Philippe Marchand consacre un article, est de ceux-là, qui né à Lille est venu vivre à Dunkerque et y fonder la Société dunkerquoise pour l’encouragement des Sciences, des Lettres et des Arts, ancêtre de l’actuelle Société dunkerquoise d’Histoire et d’Archéologie dont plusieurs membres ont contribué au dossier. S’il est surtout connu comme Boulonnais, Auguste Angellier (1848-1911), qui a donné son nom à un lycée de la ville, est aussi dunkerquois de naissance et il était naturel qu’un hommage soit rendu, par l’évocation de Christian Leroy, au professeur et au poète dont la personnalité marqua si fortement ses contemporains qu’un Léon Bocquet s’en inspira pour en faire un des personnages de son roman Le Fourvoyé.

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Numéros parus : n° 60 Lucien Suel
le 01/12/2012 (1320 lectures)

Lucien Suel, poète ordinaire, romancier et traducteur, est né en 1948 à Guarbecque, dans les Flandres artésiennes. Il a édité la revue « The Starscrewer », consacré à la poésie de la Beat Generation, puis « La Moue de Veau », magazine dada punk, tout en pratiquant l'art postal (mail art) à l'échelle planétaire. Il anime la Station Underground d'Emerveillement Littéraire et le blog littéraire Silo.
Ses œuvres imprimées comme ses prestations scéniques couvrent un large registre, allant de coulées verbales beat à l'expérimentation de formes arithmogrammatiques (poèmes composés de lignes à nombre de caractères typographiques égal, croissant, ou décroissant), du collage et du caviardage (poèmes express) à la performance, notamment avec le groupe de rock Potchük et au sein de Cheval 23.
Ce numéro 60 de la revue Nord' lui est consacré.

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Numéros parus : n° 59 Calais
le 01/06/2012 (1498 lectures)

Ce numéro a pour sujet original Calais. Ville-carrefour au riche passé (cf. une étude sur la poésie anglaise qui l’évoque et la présentation d’un album de L. Arti), elle est aussi tournée vers l’avenir (cf. le « renouveau » de N-D du Courgain). Patrie de Pigault-Lebrun, elle justifie encore qu’on évoque cet exceptionnel écrivain du XIXe siècle. Des vers sur le retour de la ville à la France à la littérature contemporaine, en passant par les aventures de Jean de Calais, c’est, enfin, un vrai personnage.

En consacrant ce numéro à Calais, Frédérique Péron et Christian Leroy ont voulu privilégier une ville dont le patrimoine - entre autre littéraire - est peut-être moins connu que celui de Douai, illustré par M. Desbordes-Valmore, ou celui de Cambrai rendu célèbre par Fénelon. Or, Calais est la patrie de Pigault-Lebrun (1753-1835), immense écrivain un peu oublié qui mérite d’être redécouvert. Shelly Charles (Paris IV-CNRS) fait connaître « La fortune de Pigault-Lebrun ». Plus largement, F. Péron présente son œuvre et sa vie et C. Leroy propose l’étude d’une de ses pièces, sur l’esclavage, Le Blanc et le noir. Mais Calais est aussi un « objet » littéraire qui prend vie : des poèmes célébrant sa reconquête par la France en 1558 à Comptine en plomb de Ph. Bouin, en passant par les aventures du Jean de Calais des contes bleus. On retrouve le tout dans des articles et dans une anthologie de textes littéraires sur la ville. Enfin, la situation géographique de Calais en fait un lieu de passage et de séjour, d’arrivées et de départs, de confrontation et de rivalité : une étude sur la poésie anglaise prenant Calais comme sujet (Gilles Bertheau, Université de Tours) et une présentation de l’album musical Rue des Quatre coins de Louis Arti (Philippe Lançon) en constitueront l’illustration « pluri-générique ». D’autre part, Magali Domain, historienne spécialiste de Calais s’intéresse en ouverture à l’église N-D. du Courgain, lien entre le passé de la ville et son avenir.

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Numéros parus : n°58 Éric Holder
le 01/12/2011 (1475 lectures)

Natif du Nord et même de Lille, annoncent les couvertures.... Mais il semble s'être échappé de son nom du Nord, comme pour le placer bien loin, et l'embrumer : parmi les poème de Byron, ou vers l'Est, par Manfred ? Hésitation... Amérique ? Holder, qui tient, qui détient, juste comme Justmann une Smith Corona ou un revolver... ? Holder veut une touche romantique. Pas Hölderlin, mais plutôt le bleu des lacs d'Holder, un souvenir du Crotoy et de la baie de Somme, et puis, "l'air d'un hussard déplacé dans le temps".
Éric ? Voir Erik : en germanique, souverain ou chef. Rien que ça ! Maître dès le prénom, voilà qui s'engage : pourquoi pas maître de son propre nom ? Éric fait rêver Danemark, Norvège, immenses Vikings chevelus, comme Manfred à la musique, mais pas forcément à celle qu'on attend : "Pet-être que je n'ai pas toutes qualités, non, pour en tirer les polkas piquées, les Scottishs ou les mazurkas pour lesquelles, après tout, cet accordéon est fait. Je suis né à Dunkerque, là où la mer est grise, et où les mâts des chalutiers, bord à bord le long des quais, forment des croix :il doit bien m'en rester quelque chose". Nul besoin de fief sinon imaginaire pour la maîtrise et la fidélité, la célébration.

Voici la vie majuscule de l'oncle Lechantre. On fait d'abord semblant de puiser dans l'histoire familiale au hasard. "Mes aïeux seraient les papiers pliés dans un gibus début de siècle". Ça commencerait par le papier, comme une généalogie au début du Livre, mais trêve de Bible. C'et, d'une part et de la Russie pré-bolchévique, la Diemenstein, et d'autre part, entre Belgique et France, de Watterlos à Roubaix, Jacques l'ouvrier tisserand, et puis enfin, Lille, rue des Sarrasins, et dans le quartier de Wazemmes, Jules le boulanger.
Ce bref catalogue choisi comme pour rappeler : on est toujours de quelque part et en même temps d'ailleurs, on a tous un peu de Tennessee, et de Nord, un peu de Holder.

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